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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:22

VISUEL-NOEL-2013.jpg

En partenariat avec l’association EMMAÜS Forbach pour leur 30 ans / Le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal / le progamme «Noël de Moselle» du Conseil Général de Moselle /

la Ville de Forbach / L’association du Pain du Coeur

 

PROGRAMME :

 >> CASTEL BALL

 Du 8 au 22 décembre 

 >>INTROSPECTION

 Du Jeudi au Samedi de 15h à 18h30 + sur RDV17h : Vernissage le 8 décembre

 16 h : Vernissage du CIAV à l’Office de tourisme de Forbach

18h : Vernissage à la Médiathèque de Forbach 

Du 8 au 22 décembre, le public est invité à voter pour son oeuvre coup de coeur au Castel Coucou

 >> RESIDENCE D’ARTISTES Du 8 au 22 décembre 

 Du mercredi au vendredi de 14h à 18h + weekend du 8 et 9 décembre

 >> ATELIERS LES PETITS COUCOUSLes 12 et 19 décembre de 15h à 17hOuverts à tous et gratuits

 >> APRES MIDI DES ENFANTSLe 12 et 19 décembre de 15h à 17hOuverts à tous et gratuits

 >> Réalisation de tee shirtsLe 15 décembre

 Avec l’association «Pain du coeur» une soixantaine d’enfants participeront à une chorale. Pour harmoniser leur tenue vestimentaire, une commande a été faite pour réaliser des tee shirts. Pour cela, un atelier art plastique avec les enfants du centre de la Petite Enfance a été mis en place pour qu’ils réalisent des dessins pour composer un visuel sérigraphié sur les tee shirts par la Fensch Connec- tion.

 >> L’APRES MIDI DES PETITS COUCOUSLe 22 décembre de 14h à 18h

 

Le castel coucou vous invite

 au vernissage samedi 8 décembre à 17h

des expositions

CASTEL BALL 

Morgane Bodart / Delphine Forestier / Ga‘lle Dodain / Pierre-Yves Freund / Sophie Goullieux / Anna Kautenberg / Leslie L Lhussiez / Lucille Matter / Anne Emilie Philippe / Gilles Oleksiuk / Louise Pressager / Rams€ / 4.4 design (Serge Schielin)

 

INTROSPECTION

Installation sonore de Stefania Bechaenu

 

Et des événements de FranЌois Billault / Noel Varoqui / Julie Stein / Voodoo Clan

 

 

Suite à l’appel à projet qui proposait aux artistes de revisiter et d’apporter une touche de magie à l’objet “ boule de noël”, 11 artistes ont été sélectionnés. Les oeuvres exposées réinventent et questionnent l’objet traditionnel que représente la boule de noël d’une manière artistique et contemporaine. En effet, la boule de noël est riche de sens et cet appel à projet fut donc l’occasion pour les artistes de lui apporter une dimension nouvelle à la fois esthétique, poétique et symbolique. Les oeuvres sélectionnées font appel à divers médiums, permettant ainsi de montrer la richesse de création des artistes contemporains. 

 

Morgane BODART

Tout ce que vous ne voulez pas savoir à Noël

Bodart Morgane est actuellement en première année à l’Ecole Supérieure d’Art de Metz. Originaire d’Or- léans, après avoir réalisée une prépa à Paris, elle décide d’intégrer une école supérieure d’art dans l’Est de la France. Son travail est marqué par un intérêt sur l’intérieur/extérieur, l’utilisation d’objets à des fins différentes, la question du troisième genre.. A travers ces thématiques, ce qui intéresse Morgane Bodart, c’est la confron- tation des univers...

Tout ce que vous ne voulez pas savoir à Noël prend le parti de laisser à la boule de noël sa forme traditionnelle, antique, pour s’emparer de son sens. Que cache la boule de Noël ?

7 boules dans lesquelles se reflètent 7 mots de notre actualité d’aujourd’hui, d’hier, et de demain encore; 7 mots qui peuvent pro- voquer la plus vive des polémiques, 7 mots, enfin, qui peuvent être le reflet de notre société.

Adieu la candeur de Noël, voilà ce qui se cache derrière le sapin.

 

Gaëlle DODAIN

Vous êtes ICI

Née à Nice en 1984, je vis et travaille aujourd’hui à Paris. Diplômée de l’École Supérieure d’Arts Plastiques et de Scénographie de Monaco, je mène un travail d’artiste plasticienne, et m’intéresse à la notion double de « point de vue », notion à la fois physique (une situation géographique, la place de l’observateur) autant qu’intellectuelle (une manière de considérer les choses). Mon travail est montré lors de différentes expositions, notamment à la Triennale d’art contemporain de Luxembourg en 2010, ou lors de l’exposition Fragments de Voyages Immobiles, organisée par le FRAC Lorraine en 2012. Parallèlement, comme scénographe, je travaille dans un premier temps au sein de l’agence NC Nathalie Crinière avant de débuter une activité en tant qu’indépendante sur des projets d’expositions permanentes et temporaires pour le compte de grandes institutions culturelles. Mes diverses expériences ont nourri davantage encore mon intérêt pour la transversalité entre architecture, scénographie et art. L’ensemble de ces différentes approches me permet de changer souvent d’échelle, de lieu, de sujet et de champ. Ceci de manière pluridisciplinaire, tant dans l’élaboration des concepts, que dans la réalisation pratique. Je vois le monde comme une gigantesque scénographie en plein chantier. En ce sens, je privilégie un art de contexte et de situation.

Delfine FORESTIER

Christmas day

Les boules à neige produisent des archipels dans les collections per- sonnelles improvisées d’une bibliothèque familiale et reforment ainsi d’autres géographies. C’est alors que Le Mont-Saint-Michel voisine avec le Palais Moné- gasque

L’injonction «vous êtes ici», décontextualisée des repères normés de la carte, du plan, reste valable où que l’on soit. À la fois, elle nous place comme observateur, nous indiquant notre position géographi- que. Aussi, dans cette pièce, elle nous comprend dans l’espace clos de la sphère.

Nous sommes partout et nulle part à la fois, nous sommes ici.

Originaire de Lorraine, Delfine FORESTIER a suivi un cursus artistique à l’université Paul Verlaine de Metz puis a suivi une formaton de photographie dans le studio de Ludovic Florent. Actuellement, elle réalise un travail photographique sur le corps par projection d’image, le faisant ainsi peu à peu disparaître. Cet appel à projet a été l’occasion d’exploiter une nouvelle thématique enrichissant aiinsi sa démarche artistique.

Ce tryptique présente quatre visions différentes d’une boule de noël unique. L’action simple (le fait d’acheter la boule en verre et de trans- vider les objets multiples à l’intérieur) est un premier geste en vue de personnaliser un environnement. Cet objet est détourné : les pri- ses de vues, la lumière et la retouche photographique permettent de montrer des conceptions différentes de cette nature morte.

www.gaelledodain.com

Pierre-Yves FREUND

Sans titre

Quelque chose s’est passé là, ce n’a pas toujours été ainsi, ce qui se voit n’est qu’un instant entre avoir été et devenir. C’est en route et cependant inéluctablement immobile. Prendre le temps, regarder, cela va peut être se fissurer, s’ouvrir, respirer. Se voiler, s’effacer. Cela répond au lieu, à son histoire, aux murs, ce n’est encore pas bien fini, cela porte les traces de la ma- tière, le souvenir d’une pierre ramassée lors d’une marche.

Une petite pierre de rien, multiplié par moulage chaque matin, ou presque, un geste qui rassure, être là encore un peu. Troisième lecture de ‘Lauzes’. Fer, métal, vidéo, thé pour les matières, formes simples pour la forme, souvenir de tentative d’équilibre, ‘tenir debout’ nommait Françoise, un cheminement, aller vers, creuser la terre.

Chaque pièce contient son devenir en son élaboration ; de petits parallélépipèdes de plâtre clos contien- nent chacun un halogène puissant. Cela craque, se fend, s’ouvre ; la lumière s’éteint, cela se repose, la fissure se ferme, nous pouvons recommencer, cela respire, ‘Quelque chose’. Passer un long moment à emplir les volumes de fer de thé noir. Avec le temps, le thé s’évapore, et ce qui fut recouvert réapparaît, c’est ‘Presque’ équilibré, ‘Presque’ bien fait. Trois se répondent.

Un contenant, un contenu, quelque chose se révèle avec le temps, se répète, petits riens recommencés, qui peuvent surprendre sans hâte. Ou échouer. Devenirs où l’effondrement a sa place. Tout est presque immobile, rien ne bouge vraiment, rien n’est figé, tu détournes un instant le regard et cela a bougé, tu peut être.

Tu fixes, rien ne se passe. Un temps, «c’est ainsi», ce n’est pas rien, c’est en route, c’est fini. Recommencer plus tard, ailleurs, jamais cela ne sera pareil. La mise en place répond à l’espace ; l’espace induit la mise en situation, en écho.

Beaucoup ici est regard d’un espace vers un autre, ouverture ; mais à trop vouloir dire, la tautologie tue le propos, restent silence et mémoire. Demeure la possibilité d’être ailleurs. Le non silence de l’absent. C’est ainsi. C’est rien

Sophie GOULLIEUX Providence decorum, 2011-2012, Beauvais «Mon travail peut s’interpréter comme une interrogation sur la façon dont nous nous concevons comme «sujets» aujourd’hui, la place de l’expérience personnelle et du lien social dans un environnement de plus en plus soumis à la dictature de l’image. M’inspirant de l’industrie du divertissement et de la consommation, qui nous propose constamment de nous projeter dans un avenir meilleur, je traite de leurs promesses, souvent proches du vocabulaire de la religiosité et de son imagerie populaire, et s’avérant souvent tout aussi factices et illusoires. L’ensemble de mes recherches interroge le rôle des croyances dans la construction de l’identité personnelle ou collec- tive.

Inspirés des objets-bibelots trônant dans les salons du XIXème siè- cle (époque de l’essor de la prolifération de l’image photographique), médaillons, dômes et boules de neige, tous en verre à l’origine, sont ici opacifiés par la porcelaine, rendus brillants et hermétiques par un émail crémeux, imperméable. Ils sont cerclés de cadres, de bor- dures, ou en forme bombées, fermés sur eux-même. Uniques ils se rassemblent, se ressemblent dans l’espace aseptisé de l’exposition. Les «monuments individuels», pavillons familiaux, évoquent des ter- ritoires de vie, des conquêtes, des emprunts à long terme, des dé- pendances, des rêves. La cité devient maquette précieuse et fragile, forteresse et jouet. Dépersonnalisant l’individu, elle demeure un la- byrinthe sans début ni fin, où les dômes englobent des vies comme une chape.

www.pyfreund.net/

Anna Kautenburger

Sans titre

Leslie L.Lhussiez

2013,

Anna Kautenberg propose le projet Dix bouts de papiers franco-allemands dans lequel elle compose des mots en français et en allemand à partir des lettres comprises dans les mots «boule de

Leslie Lhussiez aime disséquer les morales et cuisiner les habitudes, elle fuit les modes, les codes, les voies à sens unique, et joue avec ses propres règles, celles qu’elle s’impose ou celles qui la conduisent à expérimenter plutôt que d’affirmer quoi que ce soit . Son terrain de jeu est celui de tous, la vie, la passion, la mort... Mais le jeu qu’elle invente n’appartient qu’à elle. Il se fonde sur l’exploration des mythologies personnelles et se développe sur un axe anthropologique, explorant tour à tour ce qui tient de l’héritage reçu (la culture, les liens transgénérationnels) et ce qui tient de la trace laissée (ombres, reflets, empreintes, odeurs, échos...) : Leslie Lhussiez sème des traces mémoriel- les et recherche des résonances intuitives fa- milières, permettant de mêler intimité personnelle et collective. Elle aime tourner en dérision, rendre léger ce qui pèse. L’enfance n’est jamais très loin et l’onirique se mêle à l’ironique. En résultent des œuvres espiè- gles, intimes et délicieusement buissonnières.

Quel que soit le projet, le support, le résultat, Leslie cherche à faire des choix conscients, à épurer son discours sans l’appauvrir, à élaguer tout ce qui ne lui appartient pas pour obtenir une vérité personnelle. Un cheminement artistique, où ce qu’elle fait doit résonner à l’intérieur comme dans un édifice consacré.

Le lien, tout est dans le lien... 2013 est inspirée des boules de sorcière. Ces objets en verre se sus- pendaient devant les fenêtres et sur les poutres des maisons pour protèger des esprits malins: ils restaient emprisonnés à l’interieur de la boule. On dit qu’elles sont l’ancêtre de la boule de noël. 2013, année symbolique, leur offre la possibilité de refaire surface pour délivrer leur message, ha ha ha ha (rires caverneux). Elle revien- nent aujourd’hui du passé pour remplacer le symbole consumieriste de la boule de noël par le rêve poétique du lien et du contact. Photo prise par François Golfier.

Le lien, le fil interieur, le cordon qui fait se toucher... Le plein et le vide (pensée / matiere poétique / politique tradition / innovation orient / occident art / artisanat) L’Histoire et les histoi- res... Boule de sorcière: bulle de verre physique reliée à son monde interieur. Lorque le verre est encore chaud et malléable, il arrive que les paroies se rencontrent. Alors la connection établie entre l’interieur et l’exterieur devient immuable. La peau de verre est regonflée, laissant apparaitre le résultat de sa propre unité: un lien, fragile et intouchable.

Lucile Matter

Typo gourmande

Ma démarche se caractérise par le besoin d’échanger et d’interactions relationnelles. Le public donne vie à l’oeuvre, c’est par la cohabitation de l’auteur et du public que le projet s’active. Ma pratique plastique et théorique se concentre sur les notions de « langage et nourriture ». J’associe ces deux notions comme incitation à la communication. La nour- riture engage une relation intime par son ab- sorption et sa dimension affective, elle devient l’objet de partage.

Anne Emilie Philippe

Boule de Pandore

J’entreprends la création d’une typographie gourmande. Je m’ins- pire de l’esthétique franco-allemande, et réin- terprète un caractère typographique gothique dit « Frak- tur», le «Wittenberger fraktur». Une typographie biscuitée, qui comme à l’origine se suspend au sapin de Noël. Une «boule» de Noël qui se partage et se déguste. J’invite le public à confec- tionner des mots, à partager et échan- ger ces lettres. Le caractère éphémère du projet convie petits et grands à déguster les biscuits, à ravir les palais et les esprits. Tout comme l’instant de Noël, c’est dans la mémoire collective que le projet s’inscrit.

http://www.anem.name

Anne-Émilie Philippe est une jeune artiste, membre active de l’Ergastule à Nancy, atelier collectif spécialisé dans l’édition de multiples. Après des études de géologie à l’Université, elle a suivi son cursus à l’École supérieure d’art d’Épinal et de Nancy avant de s’envoler pour le Québec quelques mois. Elle a complété sa formation en suivant le cursus taille-douce du master gravure au CIEC à Betanzos en Espagne.

Elle a notamment travaillé comme illustratrice-scénographe pour le musée de l’image à Épinal. De l’image à l’objet, elle expérimente divers médiums (sérigraphie, papiers collés, dessin, moulage...) dans sa pratique artistique.

La boule de Noël est née d’un manque, d’une pénurie. Il n’y avait pas eu de fruits (traditionnellement on en accrochait à l’arbre de Noël) l’année où elles furent inventées par un souffleur de verre alsacien. Reprenant cette idée de manque, j’ai imaginé une sorte de livre-cube en papier dans lequel vient s’inscrire une boule. Cette boule existe en creux seulement lorsqu’il est fermé. Dès lors qu’on ouvre le cube, la boule n’est plus.

Gilles Oleksiuk

Reviste la «boule de noël»

Portrait de l’artiste en white zoulou Il y a une composante «zoulou blanc» tout à fait frappante dans le physique de ce jeune artiste au look d’éternel post-adolescent qu’est Gilles Oleksiuk. Ses joues sont rondes et ses pommettes hautes rappel- lent celles d’un charmant zéphyr. Son regard lui, reste à la fois hagard, captivé. Ressemblance, dont un bon coup de make up ébène sur le visage fournirait la plus magistrale démonstration. L’artisanat non-fonctionnel du Zoulou pop Si le travail de sculpteur de G.O. qui se développe à partir de la nature moderne, en s’appropriât déchets et détritus savamment choisis, des déchetteries de luxe de Menpenti aux bennes en bas de chez lui, l’inscrit indéniablement dans la filiation Nouveaux réalistes, artistes qui se montrèrent, de façon pionnière, avec les surréalistes sans doute, sensibles à la beauté du dérisoire, à aucun moment, la démarche de l’artiste ne cadre parfaitement avec les différentes postures des poulains de Pierre Restany.

Je revisite la boule de nom du IXX ème siècle par une pirouette sécu- laire qui nous ramène aux origines de la décoration des sapins avec des fleurs et des fruits au XVI ème siècle, avant la terrible sécheresse de 1858 qui priva le nord-est de la France de ses denrées décorati- ves pour donner vie à la tradition des boules de verre soufflées. Gardant dans un coin de l’esprit les problèmes de l’évolution so- cio-économique contemporaine, comme la réduction des déchets et de la consommation énergétique et le manque de place dans nos espaces de vie, mon projet part du postulat que les plus innovations tendant vers la décroissance par le réemploi de petits riens de la vie courante, en l’occurrence, une rafle de raisin.

Louise Pressager

Noel dans l’ancien testament

Noel dans l’ancien testament, est un ensemble de deux dessins au trait qui questionnent la constitution des rites sociaux en apportant une explication très personnelle à la tradition chré- tienne d’orner chaque année un sapin de boules et de guirlandes. Il s’agit d’une tentative de reconnecter une fête de plus en plus païenne avec sa signification religieuse, mais d’une manière assez libre. Cette réinterprétation fantaisiste crée une confusion entre Ancien et Nouveau Testament, puisqu’elle lie l’origine de Noël à la première partie de la Bible, alors que Noël célèbre en réalité la naissance d’un personnage qui n’apparaît que dans la seconde.

«Réinterprétation fantaisiste», c’est ce que je croyais, jusqu’à ce que, après avoir réalisé mes dessins, j’effectue des recherches plus ap- profondies. (...) Le détournement ainsi opéré a pour résultat d’introduire des réfé- rences au péché et à la sexualité dans une iconographie de Noël traditionnellement placée sous le signe de l’innocence enfantine, in- nocente traduite dans mon travail par la naïveté et la maladresse du trait.

http://gilles-oleksiuk.over-blog.com/

4.4 design (Serge Schielin)

DUPLX

Serge Schielin est né en France près de Bâle en Suisse. Enfant, il rêve d’Afrique, de nature, de grands es- paces, de lions et de la voiture de Daktari. Adolescent, il est addict aux sports collectifs, il invente et construit des jeux de société, il développe sa pratique de la photographie. Géographe de formation, de Claude LEVI- STRAUSS, éthnologue, il retient «le savant n’est pas celui qui donne les réponses mais celui qui pose les bonnes questions». Du monde de l’entreprise, il garde le leadership et le goût d’entreprendre.

Designer et plasticien autodidacte, chaque jour le monde l’interroge et il interroge le monde à la lumière de ses créations*. Passionné d’art contemporain et de design d’auteur, libre et conceptuel, Serge Schielin porte actuellement en collaboration un observatoire art & design au sein duquel il est président et commissaire d’exposition. Dans ce cadre-là mais pas uniquement, il est également médiateur en art & design et intervient dans l’ani- mation d’ateliers de création à destination de différents publics.

Ramsà

Ca bulle là-haut

En cohérence avec ma pratique de designer et de plasticien intégrant les éléments suivants : - détournement des objets du quotidien prin- cipalement produits en masse, - modularité, - jeux (parmi lesquels le duplo – voir portfolio Lampe Duplight), j’ai décidé de créer DUPLX, la boule de Noël en duplo de couleur unie, et ce, notamment pour insis- ter sur l’enfant placé par nos sociétés occidentales contemporaines au cœur de la féerie de Noël !

www.ramsa.fr

Ramsà n’a cessé de jouer sa propre identité, je pense en particulier à un jeu de 52 cartes au mur, qui alternait avec quelque chose qui lui est propre, des taies , des traversins et des images agrandies de sa propre peau, le titre « jouez sa peau » est quelque chose comme une carte à jouer, c’est à dire qu’on s’aperçoit que tout un réseau se met en place, le je, le jeu, le corps et par là même le je dans ce jeu de carte « jouer sa peau ». Dans ce titre, le je est au fond une donnée symbolique qui n’est pas le nom du père ; on peut dire que c’est un Je choisi, un je de hasard, et pour avoir travaillé avec de nombreuses artistes femmes, Cindy Sherman, Orlan, Mariko Mori, Warhol et Duchamp étaient là en pionniers, les artistes et en particulier les artistes femmes ont plusieurs identités, ont plusieurs ego.

Je dirai que maintenant, à l’étape de l’hybridation et de mondiali- sation, tout le monde a plusieurs identités, donc un ego pluriel ; ce qui veut dire que le je de Ramsà est à inventer, à inventer sans règle, c’est-à-dire que la règle du jeu est arbitraire et à inventer, comme le choix de sa propre identité. Cette photo a été prise à Chicago où j’ai séjourné cet été, sute à un échange d’atelier d’artiste.

Le décalage a toujours été dans mon travail un concept récurrent.

 

 

Stefania Becheanu

Introspection

En huit années d’études en arts — au lycée, à la faculté et aux Beaux-Arts —, j’ai pu comprendre ce que j’aimais pratiquer et, en conséquence, trouver mon style. J’ai très vite choisi d’orienter ma démarche autour de la peinture abstraite, de m’intéresser à la composition, au geste, au mouvement, etc. Je préfère travailler à partir du ressenti, de sentiments, qui rendent mieux compte, à mon avis, de moments, d’états d’esprit, de l’intime, que les arts plus « figuratifs » comme celui du portrait simple.

Depuis mon arrivée à Metz, je profite d’une nouvelle liberté dans ma pratique pour tenter exprimer ce qui me préoccupe sans avoir à répondre à la contrainte du «beau», qui est toujours très présente en Roumanie. Mon travail actuel parle de problématiques personnelles, mais de façon plus générale. Les questions de l’âme, de l’identité, des influences, de l’expression libre, du cri, du silence, parfois de la politique, sont au coeur de ma démar- che artistique. Après avoir traiter de thèmes comme la pluie, le parapluie et l’éléphant à travers ma peinture, j’expéri- mente aujourd’hui aussi une autre façon de m’exprimer : l’installation et la performance.

Au début je me suis intéressée à la peinture et aux compositions abstraites, à l’expression de sensations et de sentiments, à peindre tout ce qui raconte une histoire. Ensuite j’ai utilisé des thèmes récurrents comme la pluie, le parapluie et l’éléphant. Maintenant, en France, j’ai trouvé une nouvelle façon de m’exprimer par l’art: l’installation et la performance. Le message est le même, mais me semble être transmis plus directement. Par exemple, un travail important que je fait en ce moment parle d’un espace personnel, de la compréhension de l’espace autour de nous. L’installation sonore me représente très bien, m’aide à expliquer ce que je ressens et à faire réfléchir l’auditeur. Je parle d’une « musique » de la vie, un son de la rue, de partout. Voyage Pour moi, les promenades en ville sont devenues une étape préalable à mon travail artistique. Je profite de ces pro- menades dans des lieux très différents les uns des autres pour porter toute mon attention sur des détails pour trou- ver, l’essence du lieu. Metz, en tant que lieu, possède une particularité, une essence, un caractère. Je me promène pour tenter de découvrir cette essence, ce caractère particulier qui serait propre à ce lieu en particulier. Et lorsque je voyage, je ne le fais pas comme une touriste ou comme une artiste qui veux simplement visiter des expositions ; je voyage pour connaître la vie ailleurs, pour trouver la particularité de ces endroits que je visite. Pour moi, le son de la ville représente son rythme, sa vie, son essence ; les paysages me parlent pour mon travail, de la même façon. Je me promène donc entre ville et mer, entre rues étroites et panoramas ouverts, et je fais attention aux détails, visuels et sonores, pour tenter de cerner le rythme propre à l’endroit où je me trouve. Silence La capacité de silence est la capacité d’écoute. Le bruit des voitures m’intéresse particulièrement ici parce que c’est un bruit très brut, un bruit blanc , qui ne ressemble pas beaucoup, au premier abord, au silence ; le silence est un concept très personnel ; il n’est pas le même pour tout le monde. Pour certains, le silence, c’est l’absence totale de bruit. Pour moi, par exemple, le bruit d’une voiture peut représenter le silence— c’est ainsi que je l’envisage lors de mes promenades : j’investis cet « espace sonore » comme s’il s’agissait d’un silence m’invitant à réfléchir, à porter attention à toute une foule de petits détails qui seraient uniques à l’endroit où je me trouve, qui pourraient représenter l’essence de la ville où je suis en train de me promener.

Introspection

J’ai aussi besoin, comme beaucoup de gens, du silence pour être capable de l’introspection que ce travail demande ; on a donc besoin aussi de solitude pour avoir un espace et un temps où on peux réfléchir et arriver à comprendre ou à saisir les lieux que on visite. Maintenant, je n’ai besoin de la solitude que pour questionner le silence.

«En décembre nous assistons à une agitation inévitable marquée par des rencon- tres de nouveaux bruits. Je vous invite donc à un voyage d’introspection, un voya- ge qui vous portera dans plusieurs lieux, plusieurs atmosphères et mélancolies. Je vous propose cet « espace sonore » comme s’il s’agissait d’un «silence» qui invite à réfléchir, à porter attention à toute une foule de petits détails qui seraient uniques à l’endroit où nous nous trouvons, qui pourraient représenter l’essence de la ville où nous sommes en train de nous promener.»

http://stefaniabecheanu.com/

 

RESIDENCE D’ARTISTES

Une résidence consiste à inviter des artistes dans un lieu donné en lui mettant à disposition le matériel dont ils ont besoins pour réaliser une projet. Les résidences peuvent aboutir à une exposition ou bien elles sont perçues comme des laboratoires de recherche permettant ainsi à chaque artiste d’évoluer dans sa démarche.

Cette résidence a été mise en place en partenariat avec ll’association EMMAÜS et la ville de Forbach. L’association EMMAÜS met à disposition des artistes des objets, des matériaux qui ne peuvent pas être vendus pour qu’ils soient alors retransformés par les artistes qui réaliseront des créations diverses. François Billault et Noel Varoqui en plus de leur démarche artistique picturale (illustratiton, dessins, peintures..) aiment créer des objets avec du matériel de récupération (mobilier, les supers héros..). Ils ont déjà eu l’occasion d’animer des ateliers arts plastiques ensemble mais pas d’avoir un temps pour créer. C’est pourquoi cette résidence sera l’occasion pour eux d’avancer dans leur démarche personnelle mais aussi de réaliser des pièces ensembles.

Cette résidence aura donc lieu sous le chapiteau situé sur la place du marché. Ainsi, c’est l’occasion pour le public de pouvoir assister aux différentes étapes de créations et de dialoguer avec les artistes. De plus, les artistes réaliseront des pièces de formats différents dont des petites formes, permettant ainsi au public qui le souhaite de leur acheter. C’est l’occasion d’offrir un cadeau de noël inédit tout en soutenant la création contemporaine!

François Billault

Noel Varoqui

fanfar.unblog.fr/

Le dessin de François (Fanfar) a deux aspects, l’un carré, long et fastidieux comme avec ses travaux pour le goûteur chauve et l’autre plus spontané et naturel avec le mégot. Dans les deux cas, il sait à partir d’un trait épuré, d’un bout de scotch retranscrire le monde qui nous entoure ou celui sortit de son imaginaire.

François Billault réalise ce qu’il appelle des «scotchtures». Ce des sculptures faites à base de bois, papiers, matériaux diverses et recouverts de scotch. A travers différents ate- liers, notamment l’atelier de cet été organisé dans le ca- dre du programme «Sport, Vacances, Loisirs», il a réalisé 7 sculptures en scotch de tailles réelles sur la thématique des Supers Héros. Cette exposition a rencontré un franc succès, donnant ainsi lieu à une exposition itinérante.

www.noelvaroqui.fr/

Diplômé depuis 2008 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Nancy, il a déjà plusieurs expositions à son actif, telle que sa participation à l’exposition collective « Une Nuit / Eine Nacht » à l’hôtel de la Poste de Forbach en 2009. Actuellement, il ré- partit son temps entre des commandes, des ateliers pour les enfants et sa propre création artistique. « Toutes mes peintures sont des natures mortes : un apparent désordre; un déséqui- libre dans la composition; l’instabilité; le hasard dans les for- mes du modèle; le fragile, l’éphémère du sujet que je côtoie au quotidien. Rendre visible le banal que les objets deviennent peinture. »

A l’occasion de son exposition Post Mortem au castel coucou, Noel Varoqui a présenté le mobilier qu’il a réalisé à base de palettes. Noel Varoqui souhaite développer ce mobilier , en réalisant de nouvelles pièces où un jeu de tissu permettrait de restituer sa recherche du pli.


ATELIERS LES PETITS COUCOUS & APRES MIDI DES ENFANTS

Chaque mercredi, les ateliers « les petits coucous » seront délocalisés place du marché, ouverts à tous et gratuits. Ils sont encadrés par Julie Stein, artiste messine, spécialisée dans l’illustration et notamment pour les enfants, elle invitera les enfants à créer autour de la thématique de la boule de Noël.

Après-midi pour les enfants avec des ateliers arts plastiques place du marché pour accueillir les enfants roumains. Plusieurs artistes seront présents pour animer ces ateliers.. En effet, Julie Stein qui anime les ateliers «Les petits coucous», Noel Varoqui et François Billault pour qui cette journée clôturera leur résidence, Stefania Bechaenu sera aussi présente ce qui est une réelle chance autant au niveau artiste que pour le dialogue qui sera possible pour les enfants roumains. De plus, le voodoo Clan viendra rajouter une touche supplémentaire à toutes ces créations par un atelier de jonglage et de sérigraphie!

Remise de prix de l’artiste lauréat ainsi que pour la classe ou du groupes qui aura réalisé les plus belles boules.

Julie Stein

www.juliestein.fr/

Après avoir réalisée son cursus à l’Ecole Supérieure d’Art de Metz, Julie Stein a développé une esthétique très poétique nourrie par son imaginaire et sa retranscription du monde qui l’entoure. Sa démarche artistique l’a conduit à réaliser de nombreuses éditions de ce fait elle est régulièrement invitée à des salons. Julie Stein exploite l’édition sous toutes ses formes, autant au niveau du format, que de la technique qu’à travers les nombreuses thématiques qu’elle aborde. Son style l’a très souvent conduit à s’adresser à un public de jeunes autant à travers ses productions que par les nombreux ateliers qu’elle encadre. Sa nature douce et ludique lui ont permis de sensibiliser de nombreux enfants et de les amener à développer leur propre style. En parallèle, ses dessins, peintures, sérigraphies emprunts d’une certaine naïveté au premier regard, s’adressent tout autant aux adultes qu’aux enfants par la profondeur don- née par son travail de la couleur, du papier, et de la composition. Ainsi, tout public sachant prendre le temps de s’arrêter sur ses créations y trouvera un écho et se retrouvera transporté par son univers qui s’avère être aussi un miroir de nous même.

Voodoo Clan

Les ateliers de Julie Stein avec les enfants consistent à les amener dans un premier temps à réaliser un travail sur le trait, la forme. Comprendre comment se constitue un dessin, et comment un ar- tiste illustrateur le conçoit pour ensuite pouvoir y faire intervenir la couleur. Une fois que cette première étape a été assimilé par les enfants, Julie leur a fait réaliser à travers des projets différents, tels que des cartes pop up, un travail sur la couleur et sur les dif- férentes manières de l’appréhender à travers la technique et des médiums différents.

http://3615voodoo.com/voodoo-clan

Voodoo&Cow est un collectif frénétique qui s’excite et réfléchit, ne sachant jamais ce qu’il fait mais essayant de toujours savoir ce qui se passe. On crée par nécessité, passion, frénésie et (parfois) simplement par envie.

La cellule de création autonome est mise en culture en 2008 et ne cesse de se fortifier au contact des nouvelles techniques expéri- mentées par le groupe. Au fur et à mesure, l’association s’organise, anticipe l’improvisation et s’arrange pour faire en masse ce qui est (im)possible de faire seul.

On zone (un peu), on travaille (trop) tard, tôt, le dimanche, on finira par se crever à la tâche et c’est tant mieux. Toujours en quête de nouvelles activités à développer pour atteindre notre ultime objectif : ne pas en avoir.

Le reste ne vous regarde pas.

 


 

 

REMERCIEMENTS :


60 avenue Saint Remy/ 57600 Forbach + 33 (0)7 61 41 06 06 castelcoucou@gmail.com www

 

 

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